Philosophie personnelle
Comment parler de photographie de paysage?
Photographier
le paysage c’est pour moi chasser l’insaisissable.
En
effet, quoi de plus insaisissable que l’espace? Et surtout
quand on se trouve face à des étendues aussi
vastes qu’ici, en Argentine.
Moi je viens
d’un petit pays qui a une grande histoire et je
découvre un grand pays qui a une jeune hsitoire. Chez moi,
j’ai la sensation qu’on fouille toujours en
profondeur et qu’on ne se fie pas à ce que
l’on voit, tandis qu’ici, ce que l’on
voit c’est ce qu’il y a.
Ici,
l’immensité de l’espace est
impressionnante, et la petitesse de l’homme dans
l’espace également. C’est un pays de
grands espaces ainsi que de grande solitude que je trouve fascinant.
C’est
du moins ce que j’essaie de transmettre dans mon travail.
Par
ailleurs, le changement qui s’est opéré
pour moi me permet de regarder mon propre travail de manière
différente. Je veux valoriser tous les paysages que
j’ai photographiés, la nature dans ces moindres
petits détails, parce que je me rends compte que
c’est là que j’ai construit mon chemin
artistique. Cela me permet donc de renouer avec des séries
plus anciennes que j’avais laissées passer par
négligence : le Mexique et la Guyane.
